Tuesday, February 22, 2011

Nouveau carburant diesel vert au Kenya

Nouveau carburant diesel vert au Kenya
Ce type de partenariat dont l'objectif est de réduire les niveaux de soufre dans les carburants de transports en Afrique et ailleurs constitue l'un des succès du Sommet mondial sur le développement durable de 2002

Vendredi dernier, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et ses partenaires ont participé au Kenya au lancement d'un diesel moins polluant avec une teneur en soufre réduite.

En effet, ce 21 février à Nairobi (Kenya), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) présente un nouveau rapport démontrant que l'économie verte prolonge le développement durable en rétablissant l'équilibre entre ses trois piliers (économique, social, environnemental).



Selon Achim Steiner, Directeur exécutif du PNUE : « Ce type de partenariat dont l'objectif est de réduire les niveaux de soufre dans les carburants de transports en Afrique et ailleurs constitue l'un des succès du Sommet mondial sur le développement durable de 2002. Le potentiel de ce projet en terme de réduction de la pollution de l'air et de l'environnement est énorme ».

Ce type de partenariat dont l'objectif est de réduire les niveaux de soufre dans les carburants de transports en Afrique et ailleurs constitue l'un des succès du Sommet mondial sur le développement durable de 2002

Le PNUE définit l'économie verte comme une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l'équité sociale, tout en réduisant les risques environnementaux et la pénurie des ressources.

Par la suite, plusieurs pays, notamment d'Afrique de l'Est, doivent suivre l'initiative kenyane dont l'objectif est d'améliorer la qualité de l'air et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le concept d'économie verte a pris son essor dans le contexte de la crise financière, autour de l'Initiative pour une économie verte, lancée par les Nations unies en 2008 (news 6080). Sur la base de plusieurs études, le PNUE a calculé que la demande de financement annuelle pour le verdissement de l'économie mondiale se situait aux alentours de 1,05 à 2,59 mille milliards de dollars, soit moins d'un dixième du total de l'investissement mondial annuel. Ce scénario vert serait donc possible par l'allocation de l'équivalent de 2% du PIB (1.300 milliards de dollars par an) investis dans le verdissement de dix secteurs clés entre 2010 et 2050.

« Le rapport sur l'économie verte du PNUE, qui sera présenté la semaine prochaine au conseil d'administration, estime que la réduction de la teneur en soufre des carburants de transport en Afrique sub-saharienne pourrait sauver jusqu'à près de 1 milliard de dollars par an en matière de dépenses de santé. Preuve s'il en est, que l'investissement dans l'environnement est rarement un fardeau, mais une façon de intelligente et rentable d'assurer la croissance économique moderne et durable », déclare Achim Steiner.

Cette nouvelle étape pour un carburant plus propre en Afrique de l'Est est le résultat des travaux du Partenariat pour des carburants et des véhicules propres (PCFV), une initiative mondiale visant à promouvoir des carburants plus propres et plus efficaces pour les véhicules dans les pays en développement.

Coordonné par le PNUE et soutenu par les gouvernements des Etats-Unis, des Pays-Bas et du Canada, le PCFV se concentre sur trois campagnes mondiales : la réduction du soufre dans les carburants, l'adoption de normes pour les véhicules propres et les technologies.

Les niveaux de soufre dans le carburant diesel et l'essence varient considérablement à travers le monde. Alors que de nombreux pays développés ont déjà établi des normes pour arriver à une teneur en soufre dans le carburant diesel de 10 parties par million (ppm), les niveaux de soufre dans certains pays en développement s'élèvent jusqu'à 10.000 pm, indique le PNUE.

Grâce à cette initiative, le Kenya a établi un nouveau standard de 500 ppm qui est le niveau le plus bas de toute l'Afrique de l'Est. La Tanzanie devrait bientôt emboîter le pas et commencer à introduire le diesel à teneur de 500ppm. Cette nouvelle norme au Kenya aura également un impact significatif dans les pays vers lesquels elle exporte ce diesel, comme l'Ouganda, le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), peut on lire dans un communiqué de presse.

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